Une conversation avec Renaud Camus, pour Dreuz.info

  Cet entretien a été initialement publié par Dreuz.info, le 3 avril 2018.

1bf3ea72138798d095d70c5b2466cc3d_400x400  Renaud Camus est un écrivain et militant politique français. C’est dans l’Abécédaire de l’in-nocence que Renaud Camus introduit, en 2010, l’expression du « grand remplacement », qui a été maintes fois reprise et commentée depuis lors. Il préside le Conseil National de la Résistance Européenne, qu’il a fondé en 2017.

  Grégoire Canlorbe : Vous affirmez contre vents et marées le « grand remplacement » de la population de souche française et européenne. Pourriez-vous nous rappeler ce qui motive ce diagnostic ?

  Renaud Camus : Le regard. L’expérience quotidienne. Le chagrin.

  Grégoire Canlorbe : Le remplacisme constitue, dites-vous, l’idéologie de la superclasse mondiale. Voyez-vous en Emmanuel Macron, dont le « remplacisme » ne pose pas question, un agent de la superclasse mondiale ?

  Renaud Camus : Ah oui, par excellence : le meilleur. C’est l’homme de Davos. D’ailleurs il instaure à grandes enjambées ce que j’appelle la « davocratie directe », la gestion directe du parc humain par les banques, par la finance hors-sol, par les multinationales. Il n’est pour s’en convaincre que d’observer la neutralisation systématique et précipitée à laquelle il se livre de la strate politique intermédiaire : renvoi dans leurs foyers de toutes les personnalités politiques françaises qui ont tenu le devant de la scène depuis trente ans, gouvernement de seconds couteaux, majorité parlementaire de fantoches hébétés, réduction constante des avantages de la carrière politique, interdiction des doubles mandats, limitation du nombre de mandats dans le temps, réduction du droit d’amendement, asséchement pécuniaire de tous les pouvoirs locaux, privatisations accélérées, liquidation du service public, braderie du patrimoine national, on n’en finirait pas. L’État est détruit pierre à pierre au bénéfice des grands investisseurs.

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Interview with George Gilder, for Agefi Magazine’s April 2016 issue

Picture 2  This interview was initially published in French in Agefi Magazine’April 2016 issue.

  George Gilder is a venture capitalist and Senior Fellow at the Discovery Institute and American Principles Project, Editor-in-Chief of the Gilder Technology Forum (from Forbes).

  Grégoire Canlorbe: It is not uncommon to hear that the global weakness of the contemporary USA lies in the worsening of income inequalities. The best predictor of social and economic class is nowadays the social and economic class of parents. People like the Rockefellers or the family of Mitt Romney are born into the 1% and pass that position along to their children. In other words, the USA have a plutocracy, like it or not; and that plutocracy should at least pay a higher tax rate and a higher death tax—a higher tax for passing along its wealth to its kids. America works best when it can open the path for dirt-poor kids with drive and intelligence to rise—as Abraham Lincoln rose from the poverty and mud of his father’s farm in Illinois.

  What is your opinion on this popular view?

  George Gilder: The popular view is nonsense. Inequality is irrelevant. Under free markets, capital flows not to those who most quickly spend it but to those who can best expand it. It goes to suppliers rather than demanders. What matters is mobility and creativity. Forbes magazine shows ever more rapid arrivals and departures from their lists of rich people. However, the “hypertrophy of finance” in the world economy that I describe in The Scandal of Money is fostering more inequality based not on merit but on government privileges.

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