Interview avec Christine Lewicki, pour Agefi Magazine, édition décembre 2016

  Cette entrevue a été publiée par le journal Agefi Magazine, dans leur  édition de décembre 2016.

christine-lewicki  Christine Lewicki est fondatrice et directrice de la société O Coaching Inc., basée à Los Angeles en Californie. Auteur du bestseller J’arrête de râler (plus de 250 000 exemplaires vendus) et Coach d’entreprise certifiée, elle est aussi conférencière, formatrice et facilitatrice de groupe MasterMind. Entrepreneur nomade, elle a des clients aux États-Unis, au Canada, en Asie et en France.

  Son travail à O Coaching est à maintes reprises salué par les média, ses clients et ses pairs. Christine participe à de nombreux panels et émissions de radio et télévision. Elle a été interviewée sur France Inter, Europe 1, RTL, RMC, Sud Radio, Radio Bleue, France 2 et Direct 8  et M6 et de nombreux articles ont relayé son message dans la presse française (Le Monde, le Figaro, Elle, Marie Claire, Marie France, Top Santé, Psychologie magazine et bien d’autres encore).

  De 2007 à 2010, elle a été invitée à siéger au conseil d’administration de la Fédération Internationale du Coaching de Los Angeles. D’après ses clients, « travailler avec Christine, c’est allumer une lumière qui vous éclairera tout du long sur le chemin de la réussite. » Conférencière, Christine Lewicki anime des conférences et des séminaires plusieurs fois par an en France sur les thèmes « Réveillez l’Entrepreneur qui est en Vous », « J’arrête de Râler » et  « Wake Up ! ».

  Grégoire Canlorbe : Votre passion et votre vocation est d’aider les « gens ordinaires » à créer des « vies extraordinaires ». Je pense qu’il est bon de noter, dans ce contexte, qu’un discours courant en France et dans d’autres pays est d’encenser par dessus tout les diplômes, le confort matériel et la conformité—et de fustiger toute ambition hors des sentiers battus, toute fortune iconoclaste et tout mode de vie exceptionnellement trépidant. Comme vous l’écrivez vous-même, « en cultivant la modestie, nous finissons par cultiver la médiocrité. »

  Comment expliquez-vous notre docilité psychique envers cet idéal amoindrissant de modestie qui entrave nos talents et notre accomplissement personnel ? Quels rituels et quelles résolutions concrètes recommandez-vous pour échapper à notre zone de confort ?

15696793_10154530271265073_1440082969_o  Christine Lewicki : Ayant appris de nos parents et de la société l’importance de la modestie et de savoir « nous faire petits », nous sommes bien souvent résignés à enfouir notre personnalité dans le sable et à renoncer à ce qui nous anime au fond de nous. Nous perdons ainsi petit à petit la connexion avec cette part de nous qui nous rend uniques ; et quand il s’agit de la révéler, de savoir qui nous sommes vraiment, de savoir ce que nous pouvons apporter au monde, nous sommes désarçonnés.

  Ce que nous appelons communément notre zone de confort, je préfère l’appeler notre zone de médiocrité ; car le « confort » dont il est ici question c’est celui que nous éprouvons en cultivant une forme exagérée de modestie. Cela peut sembler paradoxal. Mais malgré la frustration et la colère associées à une vie qui n’est pas à la hauteur de nos espérances, il y a bel et bien quelque chose de rassurant et d’agréable à se satisfaire d’une existence humble, tranquille et trop souvent un peu trop morne.

  Je dirais qu’une première chose qui rend notre « zone de médiocrité » si confortable est le côté rassurant de se sentir accepté par un groupe. Prendre nos vies en main revient souvent à prendre de la distance vis-à-vis de certaines personnes qui nous entourent, cela revient à affirmer celui ou celle que nous sommes vraiment contre l’image que les autres se sont faite de nous-mêmes. Avancer dans nos projets, formuler nos idées… cela soulève le risque d’être moqué, harcelé, conspué, jalousé, mis à l’écart par les autres. Prendre les rênes de notre vie nous demande parfois de renoncer à l’image que les autres ont de nous et donc au confort de la cohésion sociale.

  Ce qui rend notre zone de médiocrité si attrayante et nous enchaîne à elle, c’est aussi qu’il est plus facile de rester passif, de renoncer à nos rêves, de nous contenter de ce que nous avons même si cela ne nous convient pas vraiment. Gagner un sentiment de contrôle sur nos vies, réaliser les projets qui nous tiennent à cœur, inspirer la coopération et le respect, sont des choses qui nous font envie, mais qui nous demandent du courage et un travail quotidien sur nous-mêmes. Bien souvent, nous préférons « ne pas nous prendre la tête » et ne rien changer à nos vies peu satisfaisantes.

  En outre, il y a le confort de désigner des coupables, de nous voir en victimes de la méchanceté des autres, de leur manque de compréhension, ou tout simplement du mauvais sort. Cette vision des choses est confortable car elle nous dédouane de notre responsabilité. En partant du principe que « c’est toujours la faute des autres » si nos rêves ne se réalisent pas, si la vie nous ennuie, si les imprévus du quotidien nous contrarient, nous renonçons à avoir du pouvoir sur nos vies. Nous avouons que nous ne nous sentons pas capables de bousculer l’ordre établi de notre existence, et qu’il est plus facile et plus tentant de nous complaire dans l’idée que « de toute façon, ce n’est jamais notre faute ».

  Échapper à notre zone de confort passe donc par trois résolutions concrètes : accepter de prendre de l’indépendance par rapport au cercle des personnes qui nous entourent, renoncer au plaisir de mener une vie commode et passive, sans efforts à mener, sans défis à relever, et enfin cesser de fuir nos responsabilités et d’accuser les autres de nos malheurs. Je rappelle souvent que toute personne brillante et talentueuse a d’abord été « médiocre » et hésitante. Sortir de sa zone de confort n’est facile pour personne, mais le jeu en vaut la chandelle.

  Grégoire Canlorbe : Dans votre livre J’arrête de râler, un phénomène de société, vous décrivez le fait de râler comme une habitude toxique, qui nous empêche de donner la meilleure version de nous-mêmes. Vous invitez vos lecteurs à se débarrasser de cette attitude empoisonnée — et à commencer par relever le défi de cesser de se plaindre pendant 21 jours d’affilée. Pourriez-vous nous rappeler pourquoi vous tenez le fait de râler pour nuisible à la fois sur un plan psychique et social ?

  Quelles sont les formes de colère qui nous aident à acquérir le pouvoir effectif d’inciter le respect, de favoriser la coopération et de libérer notre potentiel ?

  Christine Lewicki : Lorsque nous râlons sur la machine à café qui ne fonctionne pas, notre boîte mail qui ne veut pas s’ouvrir, notre conjoint qui ne répond pas au téléphone, notre patron qui manque d’empathie ou de professionnalisme à nos yeux… cela a d’abord une conséquence proprement physique, celle de nous vider de notre énergie. À la fin de la journée, nous nous couchons éreintés, épuisés. En outre, ce que l’habitude de râler révèle, c’est que nous fonctionnons en pilote automatique et que nous laissons une posture de victime régir notre quotidien. En adoptant ce positionnement systématique, en répondant automatiquement en victime aux aléas du quotidien, nous influons directement sur notre fonctionnement cérébral.

  Steven Parton, auteur de “The Science of Happiness: Why Complaining is Literally Killing You” explique sur le site “Psych Pedia” en quoi l’habitude de râler est d’autant plus négative pour notre santé mentale qu’elle altère les synapses de notre cerveau. À l’intérieur de nos cerveaux existent des synapses, des zones situées entre deux neurones ou cellules nerveuses, qui assurent le transport des informations d’une cellule à une autre. Ces synapses existent dans un espace vide appelé la fente synaptique. Chaque fois que nous avons une pensée, une synapse envoie un produit chimique à travers la fente vers une autre synapse créant ainsi un « pont » sur lequel un signal électrique peut traverser en transportant la charge de l’information pertinente que nous avons à l’esprit.

  Le problème – nous explique Parton – est que « chaque fois que cette charge électrique est déclenchée, les synapses se rapprochent ensemble afin de diminuer la distance que la charge électrique doit traverser. Le cerveau recâble lui-même son propre circuit, se change physiquement, pour faciliter le partage des signaux électriques afin d’aider la pensée à se déclencher. » Donc avoir une pensée facilite pour le cerveau la « tâche » d’avoir une autre pensée, ce qui reviendrait à dire que petit à petit nos râleries engendrent d’autres râleries sans même que nous en soyons conscients. Ces synapses rapprochées jour après jour nous amènent à manifester un comportement de râleur intempestif, aigri et dominé par les aléas du quotidien, toujours prêt à pointer du doigt les autres ou notre manque de chance dans la vie.

  Plus nos râleries se répètent plus nous rapprochons la paire de synapses qui les représente. Quand nous sommes confrontés à une frustration ordinaire du quotidien et que nous sommes amenés à choisir la posture que nous voulons prendre, la pensée qui gagne sera celle qui a le moins de distance à parcourir, celle qui aura créé le pont le plus rapide entre les synapses. Ce faisant, nous sommes pris au piège dans une spirale de négativité que nous laissons passivement se déployer et qui nous amène à passer à côté de la richesse potentielle de nos vies. Nous endossons un rôle de victime qui étend son emprise jour après jour sur notre manière de réagir aux événements et d’envisager l’avenir.

  Il existe pourtant, comme vous faîtes bien de le rappeler, des formes saines de colère. Il est possible de vivre et d’exprimer sa colère sans que cela ne revienne à râler, sans que cela ne revienne à prendre la posture d’une victime. Je dirais qu’une forme saine de colère se reconnaît à deux choses. Elle passe d’abord par le choix délibéré de se laisser traverser par l’émotion, le choix de laisser la colère s’exprimer intérieurement, au lieu de chercher à la contenir ou à l’ignorer. Une fois que nous avons laissé la colère et tout ce qui gravite autour d’elle – la déception, le désarroi, la haine – se déchaîner en nous puis perdre de son intensité ; une fois que nous avons laissé le calme revenir de lui-même après la tempête, nous sommes alors capables de prendre du recul et d’éviter les mauvaises décisions.

  Vivre sa colère de manière saine c’est aussi savoir s’adresser à l’autre sans rentrer dans le jeu de la victimisation. C’est savoir dire à l’autre que « cela ne me convient pas et j’aimerais que ça change ». L’idée est de mettre en avant le « je » plutôt que le « tu » dans notre discours. « Je ne suis pas d’accord, j’aimerais que ça soit autrement ». De cette manière, nous allons inspirer la coopération ; nous allons inciter l’autre à prendre en compte notre besoin. Cette posture est radicalement différente de celle qui consiste à dire à l’autre : « Tu m’énerves ! », « Tu n’as rien compris », « Avec toi, c’est toujours pareil ! », « Cela fait cent fois que je te le demande ! ».

  Tant que nous tenons un discours qui met le « tu » en avant, nous restons dans un positionnement de victime. Pourquoi ? Parce que nous ne nous plaçons pas sur un pied d’égalité avec celui que nous désignons comme coupable. Au lieu de susciter la coopération, nous le laissons décider selon son bon vouloir d’ignorer notre requête ou de bien vouloir la prendre en considération. Nous n’incitons pas l’autre à nous respecter, et pire encore, nous laissons la solution à notre problème entre ses mains. Prendre soin de notre qualité de vie, cela commence par laisser derrière nous notre zone de confort ainsi que cette posture humiliante dans notre rapport aux autres. Cela commence par cesser de penser en victime et de communiquer en accusation. Le défi est difficile. Mais tôt ou tard, si nous tenons bon, nos efforts sont récompensés.

  Nous avons en moyenne 60 000 pensées par jour qui circulent dans notre tête. Cela correspond à environ 40 pensées par minute. 95% de ces pensées sont les mêmes que celles de la veille, de l’avant-veille, de l’avant avant-veille… et 80% de ces pensées sont pour beaucoup d’entre nous négatives. Pourtant la science affirme aussi que les pensées positives travaillent avec autant d’efficacité dans le sens opposé… d’où la nécessité de prendre conscience qu’arrêter de râler, célébrer notre quotidien, affirmer notre personnalité, et susciter le respect des autres n’est pas une frivolité. En fait, cela nous permet d’ensemencer nos muscles cérébraux, nos synapses, avec des germes de sérénité, de fierté et d’optimisme qui permettront à terme l’éclosion de notre bien-être mental et social. Le phénomène scientifique existe dans les deux sens. En faisant un effort conscient pendant 3 semaines, soit 21 jours, nous pouvons petit à petit « recâbler » notre cerveau et mettre en place une spirale vertueuse.

  Grégoire Canlorbe : Quand il s’agit de notre vitalité à tous les niveaux, nous semblons tous passer par des phases d’ébullition et d’engourdissement, y compris les femmes. Au pic de leur exubérance, les femmes exhibent une énergie conquérante, un sentiment de contrôle et une insatiabilité que Robert Palmer célébrait avec envoûtement dans sa chanson Hyperactive.

  « Elle a une date pour un déjeuner à Singapour. Elle a des fonds dans I.B.M. et déteste Dior. Elle se maquille à 6 h du matin. Elle va au travail, rentre, puis se maquille à nouveau. Et c’est un mystère, à quel point cette fille peut être sauvage. Elle a une telle énergie. Elle est si experte à me surprendre. Elle est hyperactive quand elle commence à danser. Elle est si attirée par une romance sauvage. Et je suis persuadé par son argument. Elle est hyperactive. »

  Selon vous, comment une compréhension avisée de leurs cycles psychiques peut-elle aider les femmes à démultiplier la richesse et la magie de leur quotidien ?

15682217_10154530273195073_857973762_o  Christine Lewicki : Il nous arrive, en effet, de nous lever le matin avec l’impression que tout est possible, et nous réussissons à accomplir beaucoup de choses au cours de notre journée. D’autres jours, nous nous trouvons plutôt dans le creux de la vague. Nous sommes alors peu optimistes, nous voyons le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Et nous manquons d’énergie, d’idées, de créativité pour relever les défis qui s’offrent à nous.

  Cela peut être un cycle hormonal ou bien tout simplement « le cycle de la vie ». Mais la réalité du quotidien c’est en effet que nous passons tous, hommes et femmes, par ces hauts et ces bas. Et je pense que c’est une illusion de croire que nous puissions être toujours au sommet de notre forme. C’est une force, en revanche, d’accepter le fait que nous ayons nécessairement nos bons et nos mauvais moments. Ce que je recommande, lorsque nous sommes dans le creux de la vague, c’est d’accepter de le vivre pleinement, c’est de nous laisser traverser par l’anxiété, l’ennui ou la frustration ; comme je le disais un peu plus haut à propos de nos accès de colère.

  Je recommande aussi de prendre soin de notre flamme intérieure, d’éviter de la laisser s’éteindre pendant que nous traversons une mauvaise passe. Et pour cela, nous avons besoin d’activités et de rituels, que je vois comme des rendez-vous quotidiens avec nous-mêmes, qui nourrissent cette flamme intérieure et qui ravivent notre brasier même lorsque la vie nous déçoit. Cela peut être la danse, le yoga, la marche en nature, la méditation mais aussi le krav-maga, l’escalade, le dessin, une passion pour les mangas, des moments privilégiés avec son chat… on peut imaginer toutes sortes d’exemples ! À chacun d’entre nous de trouver les occupations qui permettent à notre feu de crépiter chaque jour de notre vie, et pas seulement lorsque nous sommes dans une phase ascendante.

  Grégoire Canlorbe : À propos de la pratique de la méditation, il n’est pas rare de mettre en garde contre les effets pervers associés à un excès d’indolence et de passivité, ce qui fait écho à une réflexion ancienne sur la sagesse.

  Ainsi que Thomas Jefferson l’écrivait dans sa lettre du 31 octobre 1819 à William Short, « Je prends la liberté d’observer que vous n’êtes pas un vrai disciple de notre maître Épicure, en vous laissant aller au calme auquel vous dîtes vous rendre. L’un de ses canons, vous le savez, a été que le « calme qui présente un plus grand plaisir, ou produit une plus grande douleur, est à éviter ». Votre amour du repos conduira, dans sa course, à une suspension de l’exercice qui maintient en bonne santé, un relâchement de votre esprit, une indifférence à tout ce qui vous entoure et, enfin, à un affaiblissement de votre corps, et un engourdissement de votre esprit, l’état le plus éloigné de toutes les choses du bonheur que le calme bien réglé d’Épicure assure; le courage, comme vous le savez est l’une de ses quatre vertus cardinales. Cela nous enseigne à rencontrer et à surmonter les difficultés, et à ne pas nous enfouir comme des lâches, et s’enfuir en vain, car ils se rencontreront et nous arrêteront à chaque tournant de notre route. »

  Pensez-vous qu’une pratique excessive ou maladroite de la méditation puisse en effet conduire à cette inertie mentale, émotionnelle et physique décrite par Jefferson ?

  Christine Lewicki : Je dois avouer que je n’avais jamais entendu parler de cette critique selon laquelle la pratique de la méditation nous amènerait à être « inertes ». La raison pour laquelle la méditation a le vent en poupe aujourd’hui c’est justement que jamais auparavant nous n’avions été aussi sollicités par l’extérieur. Nous sommes bombardés sur nos téléphones et nos écrans par des e-mails, des messages Facebook, ou des tweets. Nous sommes sollicités par toutes sortes de choses qui cherchent à attirer notre attention, que ce soit les médias, la télé-réalité, ou l’école de nos enfants ; que ce soit nos clients, nos amis, ou notre famille.

  À l’ère du numérique, il n’a jamais été aussi facile de constamment susciter notre attention. Nous sommes sollicités par des demandes de tous les côtés, à tel point que bien souvent nous ne savons plus où se situent nos priorités. Nous sommes tels une poule à qui on a coupé la tête. La méditation nous permet justement de nous reconnecter avec notre compas intérieur. Ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui c’est de faire le tri entre toutes ces requêtes, toutes ces possibilités et toutes ces informations autour de nous pour savoir où donner de l’attention. La méditation nous permet d’opérer ce tri indispensable à notre bien-être et à nos performances.

  L’idée n’est pas de méditer pour méditer, loin de là. Il ne s’agit pas de partir dans des sphères « transcendantales », mais bien de retourner sur le terrain de jeu de la vie. La méditation nous permet de renouer avec notre boussole intérieure et de donner ainsi une direction à notre existence. Elle ne nous transforme pas en personnes « inertes », mais bien au contraire nous aide à devenir les entrepreneurs de nos vies.

  Grégoire Canlorbe : Merci pour votre temps. Aimeriez-vous ajouter quoi que ce soit ?

  Christine Lewicki : Je constate aujourd’hui que le développement personnel est en vogue et que de plus en plus de personnes et d’entreprises s’y intéressent. C’est une merveilleuse opportunité pour l’élévation de l’humanité. De plus en plus de personnes lisent des livres de développement personnel, assistent à des conférences sur le sujet, ou écoutent des vidéos. Ce que je constate aussi c’est que beaucoup se sentent néanmoins bloqués et frustrés sur ce chemin, parce qu’il y a un premier levier qu’ils n’ont pas encore soulevé : leur posture de victime par rapport à la vie.

  Tant que nous restons dans cette dynamique de pointer du doigt des coupables et de tenir les autres pour responsables de nos misères quotidiennes, nous ne pouvons pas prendre nos vies en main. Mais à partir du moment où nous arrêtons de nous positionner en victimes, nous sommes alors enfin capables de mettre en pratique les enseignements que nous puisons dans les livres que nous lisons, les vidéos que nous regardons, les conférences que nous écoutons… les portes peuvent enfin s’ouvrir et notre vie se transformer.


  Grégoire Canlorbe, auteur et journaliste indépendant, a mené de nombreuses interviews pour des journaux et revues tels que Man and the Economy, fondé par le lauréat du Prix Nobel d’économie Ronald Coase, Arguments, ou encore Agefi Magazine ; et des think-tanks tels que Gatestone Institute. Il collabore, par ailleurs, avec le sociologue et philosophe Howard Bloom. Coordonnées : gregoire.canlorbe@wanadoo.fr 06 71 26 02 23

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